19 mars 2008
des mots entendus ce matin
des mots de Bobin, spirituel comme à son habitude, des mots qui me tombent dessus, des avertissements... Une invitation à regarder la réalité en face.
"Tenir compte de l’extrême rapidité de ce qui va nous arrêter un jour.
Savoir vivre avec beaucoup de lenteur et de calme et de paix…
« Entre cette vie et l’enfer et le paradis, il n’y a que le jour d’aujourd’hui »,
Pascal.
A la lenteur et à la vitesse, la seule attitude est l’attention, la vigilance à avoir face à cette rafle des âmes qu’est la mort."
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09 mars 2008
Tour en hiver
Caetano Veloso, tonada de luna llena

Toulouse pour finir…
Et Barcelone, pour commencer ! La bien heureuse, l’industrieuse et la généreuse…
Ces deux villes me plaisent plus que tout. Elles ont ce que Paris ne me donne pas : le Sud.
Par petits bouts, je le fais entrer chez moi, ses couleurs, ses objets, ses saveurs… Mais je crains que cela ne me suffise… Sa chaleur me manque. Ses gens plus spontanés, plus ouverts, plus patients, une nonchalance bien agréable !
Je suis repartie au Portugal, Porto, puis le village, loin, très loin de tout.
J’ai retrouvé l’immensité sur le petit mont « o cabeço », cette grosse tête, ce front sorti de nulle part… De là, le monde à l’air si vaste, et l’on se sent étrangement compter dans cet océan infini. Il donne à l’humilité une force nouvelle qui emporte et suggère, à qui veut bien l’entendre, d’aller au de là de ces plissures...
Un tour en hiver pour finir sur la ville rose, Toulouse, si belle à la tombée de la nuit…
Yo vi una garza mora
Dándole combate a un rio
Así es como se enamora
Tú corazón con el mio
Luna, luna, luna, llena menguante
Luna, luna, luna, llena menguante...
Anda muchacho a la casa
Y me trae la carabina
Pa' matar este gavilán
Que no me deja gallina
La luna me está mirando
Yo no se lo que me ve
Yo tengo la ropa limpia
Ayer tarde la lavé
Luna, luna, luna, llena menguante
Luna, luna, luna, llena menguante...
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03 mars 2008
L'été & rêver...
Bernard Lavilliers
petite adaptation de ses paroles...
Rêver
Je passais par hasard quand il m’est apparu,
cette beauté qui signe : prince du désert.
Lumineux voyageur, profondément rêveur,
Invitation torride et caresses sans fin.
Et dans ces yeux langoureux je lisais :
« malheur à qui me frôle, je suis comme je suis »
Je suis comme je suis, plaisir à qui me prend,
et dans ce jeu de rôle, je te veux maintenant.
Rêver…
Rêves, étoiles et infini
Et cet amour sauvage,
Profondément marqué…
Marqué…
Par un rêve torride,
la réalité semble vide,
vide et désespérée…
Et nos nuits sans sommeil jusqu’à la déchirure
le ciel noir et la mer à jamais confondus.
Je pourrais dessiner toute ta chevelure,
Sensualité cendrée, fougue et force mêlées.
Mais la foudre est tombée, j’en garde la brûlure,
et ce poignard de nacre dans la plaie qui me tue.
Tes lèvres entrouvertes et puis cette blessure
où l’amour et la mort se mêlent soñador…
Rêver…
Rêves, étoiles et infini
Et cet amour sauvage,
Profondément marqué…
Marqué…
Par un rêve torride,
la réalité semble vide,
vide et désespérée…
Je suis comme je suis, malheur à qui me prend,
« malheur à qui me frôle », attention si je mens,
et l’amour et la mort se mêlent soñador…
Rêver…
Rêves, étoiles et infini
Et cet amour sauvage,
Profondément marqué…
Marqué…
Par un rêve torride,
la réalité semble vide,
vide et désespérée…
Rêver…
Rêves, étoiles et infini
Et cet amour sauvage,
Profondément marqué…
Marqué…
Par un rêve torride,
la réalité semble vide,
vide et désespérée…
23:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 février 2008
Chega !
13:30 Publié dans pérégrinations sentimentales | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30 janvier 2008
Adolescence et sexualité

D’un pays à l’autre, de l’Argentine à l’Uruguay, un garçon, une fille ? Des vies, désordres, des règles… Une rencontre, entre deux couples, deux ados, une rencontre de soi à soi.
Alex est hermaphrodite, sa mère rêvait d’avoir 4 filles, elle a eu un enfant au sexe non défini, une identité qu’il faut pourtant choisir dès la naissance… Fille ou garçon ? Elle a choisi fille. Mais Alex n’a pas été opérée. Elle n’a pas subi dès les premiers mois de sa vie ces opérations mutilantes, d’un choix qui se sera imposé à la force du scalpel. C’est pour cette raison que ses parents se sont retirés du monde argentin pour vivre en Uruguay, au bord d’une plage sauvage, dans une maison splendide, idéalement lotie dans cette nature presque intacte.
Un couple ami arrive de Buenos Aires pour quelques jours. Un climat de non-dits, un malaise étouffé, sorti d’une implicite confrontation idéologique… Pèsent sur les personnages et sur nous. La violence est là, logée où on l’attend le moins, au sein même de l’amour filial... Alvaro, le jeune adolescent, mal dans sa peau, pas très attirant, voire quelconque, est, sans le savoir, prisonnier du désir de ses parents et de leurs peurs. Eux qui ont l’air pourtant si parfaits. Lui, chirurgien plastique, beau, intelligent, elle, l’épouse idéale, objet de cet homme, vitrine du couple. Alvaro va vivre une expérience surprenante, alors qu’il pensait faire l’amour avec Alex, qu’il croyait être une fille, c’est elle qui lui fait l’amour en le pénétrant par derrière… Alvaro découvre alors qu’Alex est hermaphrodite et qu’il a aimé être pénétré.
Ils sont surpris pas le père d’Alex, Kraken. Il savait que sa femme avait fait venir le couple pour établir un contact avec leur enfants pour une opération qui décidera de l’identité sexuelle définitive d'Alex.

Le film est troublant. Il nous emmène au cœur de l’indéfini, de la foncière singularité de chacun, des expériences toutes uniques, le film parle de la liberté de choisir, la croyance en l’être et sa différence.
Alex choisira de ne pas choisir, d’être à la fois femme et homme, de privilégier les deux, ou l’une, puis l’autre. Cela n’est pas un problème pour trouver un partenaire et même pour avoir des enfants.
Dans ce genre d'histoire, le problème est la mutilation.
Lorsque les opérations sont faites, le désordre et le chaos font irruption. L’empreinte est indélébile, de grandes souffrances en découleront.
N’est-il pas mieux de faire confiance et de voir venir l’inconnu ?
Faut-il encore douter de l’importance de l’éducation et des dégâts provoqués par la culture ?
Une société trop normée est une société déshumanisée, vouée aux désordres.
Goldfrapp, Little Bird
She's like a little bird
She flies from a to b
To see what she can see
She's far away from me
We danced down the mall
We danced by the sea
The land of blue gold
Is where we were freed
July-ly-ly
July-ly-ly
July-ly-ly
Where we were freed
Where we were freed
The shining, blackest crow
Flew out to sail along
Though much to her surprise
He had two mouths for eyes
She understood his words
The crow's feathery pleads
He gave to her his wings
And now she is free
July-ly-ly
July-ly-ly
July-ly-ly
Now we are free
Now we are free
July-ly-ly
July-ly-ly
July-ly-ly
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28 janvier 2008
d'une gare à l'autre
14:50 Publié dans escapades | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23 janvier 2008
Du 22 au 23
La silhouette des cheminées alignées se découpe au-dessus de mes yeux.
Et du ciel, la lune pleine étincelle sur leurs chapeaux de zinc un éclat blanc telle une note de joie, petites flammes blanches rieuses dans cette nuit froide de janvier.

15:10 Publié dans pérégrinations sentimentales | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19 janvier 2008
El Greco
Manuel de Falla, Asturiana
Au collège, nous avions un tableau de maître à reproduire, je me souviens avoir pris un tableau du Greco. Je ne savais pas que c’était un peintre espagnol.

Je l’ai reproduit, j’ai peint les couleurs, les formes anguleuses me plaisaient et me surprenaient. Je sentais une vitalité et une sensualité. Je voyais bien que je pénétrais aussi au cœur d’une fantaisie, un monde unique et tortueux.

J’ai longtemps été admirative de ce portrait, majestueux, cet hidalgo mélancolique. Sa lumière me troublait à travers les siècles.

Le Greco éprouve, ressent les paysages, se convulse à la nature, accueille ses forces. Les corps se déséquilibrent dans un ensemble sorti tout droit de son imagination. La lumière est incandescente, rétive et non réelle. Les couleurs sont pures, lumineuses et surnaturelles. Les figures sont allongées, stimulées et dématérialisées.
L’émotion était si forte devant le Saint Sébastien, sa nudité, ses courbes, son relief et son extase étaient si puissantes qu’on lui scia les jambes, l’ensemble étant considéré comme indécent.

Un jour, au Portugal, je rentrais à vélo de chez mon oncle, je devais aller jusqu’au village et le traverser, la maison étant un peu éloignée. Sur la route goudronnée, sur la crête d’une colline, j’ai vu le ciel comme Le Greco l’avait peint dans son tableau « vue de Tolède ». Un ciel noir, fendu, tailladé par endroit, comme blessé, des cicatrices blanches. Fantastique. Je trouvais sa peinture irréelle, j’avais d’ailleurs été frappée par ce ciel, je l’ai perçu parce qu’il est celui si particulier de ces lieux. Tolède, n’est pas loin, les vents sont les mêmes.

Au Prado, la salle qui lui est consacrée est étonnante. Attention au choc ! Quelles couleurs ! On le disait mauvais coloriste, moi je ne trouve pas, j’adore ! Je vibre avec les formes tortueuses, je chavire avec les raccourcis et les déséquilibres subtils… Les visages sont si expressifs, certains si tendres, tous si émouvants.

Il communique l'essentiel ou la signification essentielle du sujet à travers un processus de redéfinition et de réduction.
22:40 Publié dans pérégrinations sentimentales | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16 janvier 2008
Otro mundo es posible
"MIENTRAS MAS OSCURA ESTE LA NOCHE, MAS CERCA ESTA EL DESPERTAR..."
Plus la nuit sera sombre, plus le réveil est proche.
Il y a quelque chose qui cloche ?
Une contradiction apparente pour dire peut-être que le temps n’existe pas au réveil…
C’est un présent plein, dans lequel un futur n’a de place et où les ténèbres seront une épreuve pour trouver la lumière.
La douleur est un moment intéressant, si l’on sait la comprendre. Mais d’abord, en premier lieu, il s’agit de l’observer. Cela suppose un détachement qui peut se sentir en se centrant sur soi et sur le présent. Ce qui compte est la manière de vivre chaque situation et de savoir en tirer le meilleur.
12:20 Publié dans pérégrinations sentimentales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 janvier 2008
la joie d'aimer
12:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




